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Nouvelles et ressources

Le VIH menace la sécurité du logement au Cameroun


Nouvelles et ressources

Véronique Kéna-Cohen, stagiaire d’Abri international

  
À Yaoundé, au Cameroun, de grands X rouges peints par les autorités marquent l’endroit où des maisons, des commerces et même des automobiles seront détruites à la suite d’expulsions organisées et de travaux de déblaiement de terrains. Une autre menace plus invisible hante la sécurité du logement au pays : le VIH et le sida.
 
J’ai récemment rencontré Mme Bodo, dont l’époux et l’enfant sont décédés. Elle était terrorisée par l’idée de subir un test de VIH. Lorsque le résultat du test s’est avéré positif, Mme Bodo a amorcé une longue bataille juridique avec sa belle-mère pour garder possession de sa maison. Elle est une des nombreuses femmes qui, après être devenues séropositives ou veuves en raison du sida, voient leur droit élémentaire à un endroit décent où vivre bafoué.
 
Certaines femmes sont carrément expulsées, dépossédées ou éloignées de leur foyer matrimonial. Certaines sont traînées devant les tribunaux par des membres de leur famille, qui divulguent leur état de séropositivité et ensuite amorcent de longues batailles juridiques dans l’espoir que la femme décédera avant qu’une décision soit rendue. Une personne séropositive sans-abri est dans une situation particulièrement précaire. Elle devient plus vulnérable aux infections opportunistes et est incapable de bien se soigner ou de soigner ses enfants. Elle peut être inapte au travail et perdre son emploi. Ses enfants pourraient devoir prendre soin d’elle ou travailler pour aider la famille, sacrifiant leur éducation de base. La femme et ses enfants sont souvent plongés dans la pauvreté extrême.
 
La CONGEH, le partenaire d’Abri international au Cameroun, travaille avec le réseau de personnes vivant avec le VIH/sida (PVVS) et un groupe de femmes en vue de sensibiliser la population à ces luttes. Le réseau offre des conseils juridiques aux femmes vivant avec le sida. Certaines de ces femmes organiseront une séance d’éducation pendant la Journée mondiale du sida de 2008. Cette approche intégrée axée sur les vulnérabilités spécifiques des femmes, des PVVS et des sans-abri aide à faire connaître les liens essentiels entre le logement et le VIH/sida et stimule une nouvelle aide pour les personnes vivant avec le VHI/sida.
 
La CONGEH utilise cette expérience pour créer des espaces sociaux comme point de référence pour les services de soutien communautaire. Les espaces sociaux créent un cercle de confiance au sein des collectivités, où les gens deviennent plus confiants et sont mieux capables de s’exprimer et de parler de leurs problèmes, en particulier au sujet du VIH et du sida. Ils aident également les personnes et les organismes à établir des liens et à chercher des façons de travailler ensemble. Le projet Genre, sida et habitat (GSH) de la  CONGEH a bénéficié de l’appui d’Abri international et du Fonds femme et développement du Haut-commissariat du Canada. En tant que stagiaire, j’appuie le développement de ces espaces sociaux et l’intégration de l’approche de GSH.