Ce que nous faisons Contexte et réalisations Notre histoire en photos Conseil et employés Le rapport biannuel Partenaires canadiens Éthique et confidentialité
Afrique Activités africaines régionales Asie Europe de l'est Amérique latine et Caraïbes Le microfinancement du logement – Optimiser la croissance économique Logement et VIH/sida Droit au logement et gouvernance La sécurité alimentaire urbaine, l'agriculture urbaine et les espaces pour le logement
Quoi de neuf? Le bulletin Archives
Offres d'emploi Conseillers techniques Bénévoles Programme de stages
L'égalité entre les sexes
Nouvelles et ressources

Être mais ne pas être : les Bédouins des «villages non reconnus»


Nouvelles et ressources

Julia St. Thomas, stagiaire d’Abri international

 
 
Environ 180 000 Bédouins arabes vivent dans le Negev en Israël. La moitié d’entre eux vivent dans 45 villages non reconnus par l’État et qui sont continuellement menacés de démolition.
 
En voyage à Jérusalem, en Israël, en décembre, dans le cadre de mon stage avec Abri international auprès de la Coalition internationale pour l’habitat – Réseau habitat et droits fonciers (HIC-HLRN), j’ai découvert ce que c’est que d’être invisible aux yeux de l’État. Nous avons rencontré le Conseil régional pour les villages non reconnus (RCUV), un organisme à la base qui représente les villages non reconnus par Israël. Cet organisme nous a décrit le sort et la lutte des Bédouins dans ces collectivités.
 
Vivant sur cette terre longtemps avant la création d’Israël en 1948, les Bédouins sont maintenant citoyens d’Israël, mais leurs villages et toutes leurs structures sur ce territoire ne sont pas reconnus juridiquement. On constate plutôt des ordres de démolition et des démolitions de maisons presque quotidiennement. Les victimes sont laissées sans autre possibilité d’hébergement ni de moyens de survie, car la terre est leur moyen de subsistance.  
 
De nouveaux villages sont construits pour les Bédouins dans le cadre des plans de développement du Negev. Ces villages sont séparés de ceux des collectivités juives et les Bédouins n’ont pu participer au processus de planification. Résultat : des villages qui ne tiennent pas compte de leur culture et qui demeurent largement inhabités. Beaucoup de Bédouins ont monté des tentes et vivent à côté des débris de leurs anciennes maisons.
 
Le RCUV, avec l’appui du HIC-HLRN et d’autres organismes, demande que les Bédouins aient le droit de proposer leurs propres solutions. En permettant l’échange d’idées dans le processus de résolution, Israël peut reconnaître et respecter les droits de tous ses citoyens.