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De la pauvreté et la misère à l'autonomie et la prospérité : le microfinancement de l'habitation au Zimbabwe


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Mme Phathani Mlalazi vit dans la Mushawedu Housing Cooperative à Chitungwiza, un quartier à «haute densité» situé près de Harare. La coopérative compte parmi ses membres 70 hommes, 110 femmes et 15 jeunes. Beaucoup des membres de la coopérative sont des personnes handicapées, dont des aveugles, des sourds-muets, des personnes utilisant des prothèses, des albinos et des personnes souffrant de paralysie cérébrale.  
Avant de former une coopérative, les membres faisaient l'objet beaucoup de discrimination. Par exemple, un membre avec le syndrome de Down a été expulsé par un propriétaire sous prétexte qu'«une personne ayant le syndrome de Down fait beaucoup de bruit». Les personnes à mobilité réduite ont éprouvé beaucoup de problèmes. Une chambre ou une maison louée peut avoir une salle de bain, mais elle n'est pas assez pratique pour accommoder une personne handicapée. Au bout du compte, ces personnes sont obligées d'utiliser le système de la chaudière. Les personnes handicapées ne peuvent pas toujours faire les tâches comme les autres locataires, comme l'exigent souvent des propriétaires peu scrupuleux.  
 
Les membres de la coopérative se sont mobilisés par le biais de l'organisme qui représente les personnes handicapées, la NASSCOH. Ils ont demandé au conseil local de faire des démarches pour acheter un terrain où ils ont souffert de beaucoup de discrimination. Comme le souligne Mme Mlalazi, «on nous a dit qu'on ne pouvait pas acheter de terrain parce que nous sommes handicapés». En 2008, un membre du conseil du partenaire d'Abri international, la Zimbabwe National Association of Housing Cooperatives (ZINAHCO), M. B Moyo, les a aidés à former une coopérative et, en 2009, la coopérative a été enregistrée. Lorsqu'ils ont obtenu leur enregistrement, ils se sont affiliés à la ZINAHCO. 
 
«En tant que coopérative, nous avons réussi à acquérir 200 stands à Harare Est sur la recommandation des autorités locales», a indiqué Mme Mlalazi. Nous avons payé les frais de développement initiaux pour les infrastructures hors site et nous continuerons de le faire jusqu'à ce que le quartier soit complètement viabilisé. Comme c'est souvent le cas, les personnes handicapées trouvent rarement un emploi en raison des attitudes et des opinions préconçues du monde extérieur. Beaucoup de membres de la Mushawedu font du commerce informel; c'est leur façon d'obtenir un revenu pour payer leurs abonnements et d'autres coûts.  
 
«En 2011, nous avons présenté une demande de prêt de 5 000 $. La ZINAHCO nous a offert l'égalité des chances pour avoir accès au financement d'un fonds renouvelable. Nous avons obtenu 600 sacs de ciment, construit un entrepôt et commencé à fabriquer des briques. Il restait 200 sacs avec lesquels nous avons construit 10 dalles de béton pour nos membres. Une maison de base modèle a été construite comprenant deux chambres, une toilette et une salle de bain.»