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Nouvelles et ressources

Les changements climatiques et le droit à un logement convenable


Nouvelles et ressources

Benjamin Groulx, stagiaire d’Abri international à La Paz, en Bolivie

En avril 2010, en Bolivie, avec 31 000 autres participants de 135 pays, j’ai assisté à la Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre-mère. Cette conférence était la réponse de la société civile et des pays pauvres aux résultats décevants du Sommet de Copenhague sur les changements climatiques en décembre 2009.

 

Je travaillais en tant que stagiaire d’Abri international avec Red Hábitat, une association sans but lucratif bolivienne. Red Hábitat est vouée à bâtir des villes inclusives, démocratiques, participatives, équitables et durables. Elle cherche à sensibiliser et elle participe au dialogue politique sur les questions de logement.  
À cette conférence, le National Network of Human Settlements (RENASEH), dont Red Habitat est membre, a organisé un atelier visant à examiner l’impact des changements climatiques sur le droit au logement. Le droit à un logement convenable est reconnu dans la nouvelle constitution de la Bolivie, mais les participants à l’atelier ont souligné que les changements climatiques pourraient nuire à ce droit pour les populations les plus pauvres. L’urbanisation rapide a augmenté la vulnérabilité des populations face aux changements climatiques. La mauvaise qualité des maisons et l’insécurité d’occupation exposent les résidents à des catastrophes naturelles, telles que des glissements de terrain, des tremblements de terre et des inondations. L’eau devient aussi de plus en plus rare.  
«Le réchauffement climatique rend l’accès à l’eau douce plus rare et contribue à faire monter le prix de l’eau. Cette situation touche principalement les pauvres, en particulier les femmes, dont les activités ménagères comme le nettoyage et la cuisson dépendent de l’eau», déclare Carmen Ledo, de l’University Mayor de San Simón à Cochabamba, un membre de la RENASEH.
Les participants à l’atelier ont proposé des solutions au niveau local, comme élargir le secteur coopératif pour améliorer et augmenter la construction de logements; accroître la capacité technique des communautés pauvres; offrir des infrastructures de qualité; et opter pour des logements éconergétiques mieux adaptés à l’environnement et à la culture locale. À l’échelle macro, les participants ont encouragé l’adoption de nouvelles politiques pour le logement et l’habitat fondées sur le développement participatif et inclusif des régions urbaines et rurales.
La conférence s’est terminée par une Entente des peuples demandant «la création d’un Mouvement mondial des peuples pour la Terre, qui devrait être fondé sur les principes de la complémentarité et du respect pour la diversité des origines et des visions parmi ses membres.»