Ce que nous faisons Contexte et réalisations Notre histoire en photos Conseil et employés Le rapport biannuel Partenaires canadiens Éthique et confidentialité
Afrique Activités africaines régionales Asie Europe de l'est Amérique latine et Caraïbes Le microfinancement du logement – Optimiser la croissance économique Logement et VIH/sida Droit au logement et gouvernance La sécurité alimentaire urbaine, l'agriculture urbaine et les espaces pour le logement
Quoi de neuf? Le bulletin Archives
Offres d'emploi Conseillers techniques Bénévoles Programme de stages
L'égalité entre les sexes
Nouvelles et ressources

Reconstruire des maisons à Haïti


Nouvelles et ressources
 
Jacques Samson
 
Jacques Samson est un conseiller technique d’Abri international qui est revenu récemment d’une mission d’évaluation à Haïti effectuée en collaboration avec Oxfam Québec.  
 
Arrivé à Port-au-Prince un mois après le séisme du 12 janvier, j’ai été frappé par l’apparente normalité des activités dans la ville : vendeurs de rue actifs, autobus roulant à vive allure et circulation intense. Mais la dévastation physique était  considérable et évidente partout.  
 
Le séisme qui a frappé Haïti est une des pires catastrophes naturelles des dernières années parce qu’il a touché des villes densément peuplées, comme Port-au-Prince et Leogane. Le gouvernement d’Haïti a fait état de 222 570 décès, mais le bilan définitif pourrait atteindre 300 000 décès. Environ 1,5 million d’Haïtiens se sont retrouvés sans-abri à la suite de cette catastrophe. Juste à Port-au-Prince, plus de 100 000 maisons ont été détruites et plus de 200 000 autres ont été endommagées.  
 
Les Haïtiens n’ont pas eu le temps de se plaindre. Ils devaient essayer de survivre et trouver des façons de loger et de nourrir leur famille. Les «abris» actuels de la plupart des victimes du séisme sont des structures en bois recouvertes d’une toile de plastique. 
 
Compte tenu de l’ampleur de la catastrophe, il est très difficile de créer des établissements temporaires ou d’élaborer des plans de reconstruction clairs. Les réponses à cette catastrophe nécessitent une coordination exceptionnelle, combinée à une vision claire aux plus hauts échelons décisionnels. Il est très important aussi de mettre en place des programmes de développement qui tiennent compte des contributions de la base, ce qui aidera à assurer des résultats durables.  
 
Les approches d’habitat visant à réintégrer les familles dans leur milieu antérieur sont une priorité urgente. Abri international et Oxfam Québec élaborent un projet de ce genre près de Jacmel. Les camps de réfugiés temporaires peuvent loger des familles pour lesquelles il est impossible ou trop risqué de retourner où elles vivaient auparavant. Mais il faut désigner des sites qui s’intégreront aux plans à plus long terme pour reconstruire les villes d’Haïti.
 
Les Canadiens devraient demander et appuyer des programmes de reconstruction auxquels des membres de la communauté haïtienne participent à la prise de décisions et à la mise en œuvre. L’histoire nous montre que les projets de reconstruction dirigés par la collectivité aident les gens à se remobiliser après le traumatisme d’une catastrophe d’une telle ampleur. Les habitants d’Haïti doivent rebâtir leurs maisons et aussi leur vie.
 
Pour appuyer le travail de reconstruction en Haïti cliquez sur l’onglet Donnez maintenant ou envoyez votre don à Abri international, au 720, avenue Spadina, bureau 313, Toronto (Ont.) M5S 2T9.