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Nouvelles et ressources

Des Montréalais présentent des pratiques exemplaires au Cameroun


Nouvelles et ressources

 

 
Marco Monzon, Groupe CDH
 
En février 2009, j’ai assisté à un atelier sur la coopération et les partenariats municipaux à Yaoundé, au Cameroun, en compagnie de Suzanne Dion, de la Ville de Montréal. Cet atelier, organisé par le partenaire d’Abri international, la CONGEH, une coalition de 30 ONG qui s’intéressent au logement et aux établissements humains, s’inscrivait dans la réaction de la CONGEH aux expulsions forcées qui se sont produites à Yaoundé et dans d’autres villes du pays.
 
ONU Habitat estime que les deux tiers des Camerounais vivent dans des bidonvilles urbains précaires et non viabilisés. Le gouvernement démolit des maisons qu’il considère dangereuses ou illégales. Il soutient que ces expulsions sont nécessaires pour améliorer l’environnement urbain et protéger les gens qui vivent dans des secteurs à risque, comme des flancs de collines qui subissent de l’érosion, des vallées et des terrains marécageux. Le gouvernement n’offre pas de logement de remplacement et n’aide pas les personnes à se relocaliser dans des milieux plus sûrs et plus sains.  
 
La modernisation urbaine est un processus inévitable, mais le gouvernement doit s’assurer que les ressources nécessaires sont disponibles pour reloger les personnes de façon appropriée. «Nous cherchons des solutions pour les familles touchées par les expulsions forcées. Nous sommes également très conscients que cela ne peut se faire qu’avec la participation de l’État, des municipalités, de la société civile et du secteur privé», a déclaré Léon Guy Mfomou, de la CONGEH.  
 
Cet atelier regroupait délibérément des acteurs clés dans les domaines du logement et des établissements humains de tous ces secteurs. Les discussions ont été très animées et les participants étaient très désireux de collaborer à la recherche de solutions à la pénurie de logements abordables et convenables. Différentes expériences sur le terrain partagées par des groupes de la société civile ont grandement enrichi les discussions. Ils ont parlé de leur travail au niveau de la sensibilisation, de l’éducation populaire, de la défense des intérêts et de la construction de logements.
 
Suzanne et moi avons décrit la situation du logement abordable à Montréal et nous avons montré comment les partenariats avec de multiples intervenants ont permis de créer de nouveaux logements et d’améliorer les quartiers. Nous avons décrit les principaux acteurs, comment nous nous réunissons pour discuter des enjeux, et la capacité de régler des problèmes difficiles lorsque la volonté politique et l’esprit de collaboration sont présents.   
 
Des représentants du gouvernement présents à l’atelier se sont montré ouverts à travailler avec la société civile. Ils ont également souligné la nécessité d’assurer une assistance technique. Tous les acteurs sont conscients de l’immense défi et du besoin urgent de réduire le déficit du logement au Cameroun. L’expérience de cet atelier sera suivie afin d’assurer l’établissement de nouveaux partenariats pour que les collectivités touchées par les expulsions aient accès à des logements abordables, sains et sécuritaires.